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July 17 Tanto Metro & Devonté forment un duo dancehall dynamique. On se souvient de leur big tunes "Everyone Falls in Love" et "Give it to Her" qui restèrent bloqué en haut des charts pendant un bon moment. Leur album "Everyone Fall In Love" quant à lui n’est pas en reste puisqu’on y retrouve le chant mélodieux de Devonté et le flow énergique de Tanto sur des tunes tous plus dancehall les uns que les autres. Leur succès ne date pas d’aujourd’hui et leur immense répertoire est à l’image du nombre de shows qu’ils ont pu faire depuis qu’ils tournent. Tanto et Jimmy Metro se rencontrent pour la première fois en 1982. Connu alors sous le nom de Mark Wolfe, Tanto commence à tourner avec le Metro Media Sound System à Kingston et dans ses alentours. Ses parents et plus particulièrement son père, qui était policier, ne le soutiennent pas dans sa carrière de chanteur dancehall. Finalement, avec le temps, les deux parents acceptent le destin de leur fils. Le premier single de Tanto, "We are Professional", a été produit par un autre dj’s, Jah Thomas en 1986. Plus tard Tanto rencontre Patrick Roberts de Shocking Vibes Production avec qui il entretiendra une relation longue et prospère. De leur collaboration naît de nombreux tunes, tels que "Tink mi did Dead" et bien sûr son premier big big tune "Stop It", un lyrics anti-drogue. Un grand nombre de ses singles sortent sous le label Shocking Vibes tels que "Barrow Clothes", "Wave Dem", "Steam Fish", "For the Girls", "Respect", "Pleasure Spot", "In the Middle of the Night", "First Time", "Guiness" et "High With the Vibes". Devonté quant à lui est né sous le nom de Wayne Passley en Octobre 1973 à Kingston. Il grandit avec ses parents, ses quatre sœurs et son frère. C’est très jeune que Wayne est influencé par la sublime voix de sa mère ainsi que par les nombreux hits de Mickael Jackson et de Beres Hammond. Tout en continuant son cursus scolaire, Devonté commence son odyssée musicale dans les sounds systems Son premier enregistrement fut le titre "Love A Stranger" pour le label King Jammy en 1993. Devonté a aussi enregistré des titres pour les labels Madhouse et Penthouse, tels que "Fire Bun", "Only me", "Power of God" et "Hold You". Il se fait particulièrement remarquer pour sa performance au "Ghetto Splash 96", un concert donné gratuitement à Kingston, qui attire des milliers de fans de dancehall. Une expérience qu’il réeditera au Montego Bay Reggae Sumfest. Son premier big tune viendra de sa rencontre avec le producteur Patrick Roberts de Shocking Vibes. Ce dernier sera vraiment touché par le talent de Devonté et c’est ainsi qu’ils sortiront l’étonnant "Bashment Sitt’n". Tanto Metro & Devonté continuent à faire vibrer le dancehall avec des titres comme "Teaser", "Fling It up", "Dancehall Vibes", "Suzie" et "Burn". Lorsque le duo n’est pas en studio, ils continuent à produire leur spectacle énergique un peu partout dans le monde, propageant un message de compréhension et d’amour. Ils sont actuellement en train de travailler sur leur album, aux dernières nouvelles il devrait être prêt pour mi-2005. En attendant leur venue en France, Big Up Tanto & Devonté, c’est de la dynamite !!!
Biographie par Souljah |  |
Ne à Kingston, Jamaique, en 1958, Oscar Hibbert, futur Junior Delgado ou Jux, commence sa carriere de chanteur tres jeune. En effet, il gagne de nombreux concours de chant et des concerts dans les écoles qu'il frequenta. Il n'a que 15 ans quand Lee Perry l'enregistre: "Reaction" et "The Twenty Third Psalm" en compagnie du groupe Time Unlimited et aux cotes de Orville Smith et Glasford Manning des futures Jewels. Ruppie Edwards le produit en 1974 sous le nom de Heaven Singers ("Rasta Dreadlocks" sur le Skanga riddim) et sous son autre nom ("Run Baldhead"). D'autres enregistrements de l'époque ne verront pas le jour et Delgado, un peu degouté, quitte les Time Unlimited pour tenter une carriere solo. Les cuts non parus (à l'époque) ont etes enregistrés avec Total Sound, et Talent Corp de Tommy Cowan et Warwick Lyn. Delgado se retrouve alors chez Larry Lawrence puis Winston "Niney" Holness, nous sommes en 1975. De ces sessions naitront la reprise de Ken Boothe/Garnett Mimms: "Thinking", ainsi que "Every Natty". Il se fait produire par Earl "China " Smith (guitariste des Soul Syndicate/Aggrovators et futur Wailers) sur le label de D.Brown, son grand ami. "Tition" (abbreviation de politician) sera un succes immediat, en Jamaique et en Angleterre. Ce sera aussi le point de départ d'une longue et prolifique carriere pour Delgado qui collaborera d'ailleurs avec D.Brown jusqu'aux débuts des années 80. De 76 à 79 Delgado est en forme et cut des classiques du reggae non seulement sur le label de D.Brown (DEB) mais aussi pour nombre de producteurs de reference: pour DEB il cut "Devil's Throne", "Trickster", "She Gonna Marry Me", "Warrior" et l'excellent "Famine" que l'on retrouve sur le 1er album "Taste Of The Young Heart", une perle! D'autres productions incluent: "Sons Of Slaves" pour Lee Perry, "Armed robbery" et "United Dreadlocks pour Joe Gibbs, "Fussing And Fighting" et "Blackman's Heart Cries Out" pour Augustus Pablo. Il s'autoproduit sur son propre label Incredible Music sur "Fisherman Row" et "Jah Say", réutilisant le riddim de "Tition". Grace à tous ces hits, Junior jouit d'une réputation mondiale et commence à parcourir le monde. Des le débuts des années 80, il se partage entre la Jamaique et l'Angleterre et frappe un grand coup avec le dechirant "Fort Augustus" pour Sly et Robbie. Helas, sa carriére marque un arret lorsqu'il est incarceré pour 18 mois en 1983. A sa sortie en 1985, il cartonne avec le maxi "Broadwater Farm", predisant les émeutes violentes qui auront lieu dans ce quartier de Londres, le morceau sera immediatement banni des ondes... Il en faut plus à notre homme pour s'arreter et il entreprend un veritable marathon d'enregistrements: 'Nine Fence" pour Skengdon (1985), "Poverty" pour Mikey Caroll (1986), l'excellent "Illegal Guns" pour King Jammy (1987), et "Bus I skull" pour A-Class/Fashion Records. En 1986 il (re)collabore avec A.Pablo pour une serie de cuts: "Forward Revolution", "Hanging Tree", "Riot Ina Juvenile Prison", "Dub School" et le fameux "Raggamufin Year", les 2 hommes tourneront d'ailleurs ensemble cette année là. Malgré toute cette agitation, Delgado trouve le temps de s'ocuper de 2 nouveaux talents sur la scène reggae: Yammy Bolo et White Mice. Les années 90 le voit moins actif, il est alors résident à Londres ou il se consacre (fin des années 90) à la réedition de ses vieux titres, à noter les 3 excellentes compilations "Treasure Found1/2/3". En 1998 il sort l'album "Fearless" avec Jerry Dammers des Specials, en 1999 il parait au festival de Glastonburry et sort un autre album: "Invisible Music". Il enregistre aussi avec A.Sherwood. Pour le nouveau millénaire, il rend hommage à feu son ami de longue date D.Brown en reprenant les classiques de son repertoire sur un album hommage "Delgado Sings D.Brown". Le 11 avril 2005, il s'eteind chez lui, à Londres, laissant 7 enfants dont 4 de sa dernière femme Janet.
DICOGRAPHIE :
- Taste Of the Young Heart (DEB-EMI 1978) - Effort (DEB-EMI 1979) - Dance A Dub (Jux 1980) - More She Love It (Yvonne's Special 1981) - Disco Style Showcase (Yvonne's Special 1981) - Bushmaster Connection (Jux 1982) - Classics (Maccabees 1985) - Sisters And Brothers (Blue Moon 1985) - In Griechenland (Arcade 1986) - Raggamuffin Year (Mango/Island 1986) - Stranger (Skengdon 1987) - Moving Down The Road (Live & Love 1987) - Roadblock (Blue Trac 1987) - It Takes Two To Tango (Fashion 1987) - One Step More (Mango/Island 1988) - Taste Of The Young Heart (Incredible 1989) - Dub School (Buffalo 1990) - with A. Pablo : Raggamuffin Dub (Rockers International 1990) - with A.Pablo : One Step Dub (Greensleeves 1990) - Showcase (Rockers International 1993) - Another Place In Time (Vision 1994) - Fearless (Big Cat 1998) - Reasons (Big Cat 1999) - Sings Dennis Brown (Incredible 2000)
COMPILATIONS:
- Treasure Found (Incredible 1995) - Treasure Found Vol. 2 (Incredible 1997) - No Baby Lion (Treasure found vol 3) (Incredible 1999 - Original Guerilla Music (Sound Boy 2003)
Biographie par Meex |  |
 
Pablo Moses est à Manchester en Jamaique. Il se fait connaître avec son premier album sorti en 1975 : "Revolutionnary Dream". C'est le morceau "I man a grasshoper" qui rencontre un vrai succès. Il travaille ensuite avec Studio 1 et divers producteurs. Parmi ces plus gros succès on peut citer : " "We Should Be in Angola" ou "Give I Fe I Name". Il connaitre une période de vaches maigres pendant laquelle il fait quelques apparitions en clubs et présente une émission de télévision. Il sort ensuite différents albums, en particulier "A song" sorti en 1980, "Pave the way", en 1981, "In the Future" en 1983. Il revient en 1985 avec l'album "Tension" suivr trois ans plus tard de "Live to Love". On note également les albums "We refuse", "Confession of a rastaman", "Mission", "In the Future dub". Pour le fans de Pablo qui apprécient ses lives, écoutez l'enrefistrement fait en 1998 au New Morning sorti chez CRS sous le nom de "Pablo Moses Live".
Biographie par Daddy Roots July 12
Jusqu’à présent, la cuvée 2005 de Turbulence n’avait pas entièrement comblé ses fans. Sortis coup sur coup, ces albums pêchaient par des productions inégales qui ne mettaient pas vraiment son talent en valeur. Distribué par le label M-Records qui s’est récemment fait remarquer avec l'excellent "African Roots" de Michael Rose, ce "I Believe" laissait entrevoir un bon album : ce n’est malheureusement pas le cas. La production de Steven Manley déçoit beaucoup et ce malgré la présence de grosses pointures, telles que la paire rythmique Sly & Robbie, le saxophoniste Dean Fraser, Donald Dennis du Firehouse Crew ou le guitariste Winston « Bopee » Wright. L’ensemble manque cruellement de profondeur, certaines intrus sont d'une pauvreté étonnante et nuisent fortement à la qualité générale de l’album. C’est le cas par exemple pour les riddims des We Need Love, Taking Over Ou encore du titre éponyme I Believe, qui ne rendent pas hommage au chant de Turbulence. On attendait vraiment beaucoup plus de cette association de grands noms de la musique jamaïcaine.
Le savoir faire de Turbulence sauve quelque peu "I Believe". Quelques cuts relèvent le niveau d’ensemble : le Mama Don’t Cry charme par ses sonorités très proche du roots et s’affirme comme le meilleur morceau. Sur le bon Sweet And Pretty, le deejay s’associe avec Prince Javed, autre soldat du crew Higher Trod, sur le riddim du désormais classique Guide Over Us de Sizzla. Le chanteur montre aussi toute l’étendue de ses capacités sur l’excellent Got To Be Smart sur lequel il dépose son texte avec une habileté certaine. Autre cut majeur de ce "I Believe", le What The Hell qui montre un Turbulence des plus percutants, maîtrisant avec aisance le riddim pourtant particulièrement rapide. Malgré ces quelques titres, cet album reste inexorablement fade. Sans vrais hits, il ne s’imposera que difficilement dans la discographie de Turbulence. On attend toujours l’opus qui établira le deejay aux côtés de Sizzla ou Capleton.
Chronique écrite par Yann Bossuat |
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Le concept « Double Trouble » des pionniers Typical Féfé et Tiwony est de retour dans les bacs avec ''Révolution'', leur deuxième album en commun (sorti le 29 avril, ndlr). Un opus plus peaufiné et plus riche que le premier, avec un gros travail réalisé en Jamaïque. Les deux hommes sont loquaces et disponibles : ambiance détendue pour une interview à bâtons rompus.
Reggaefrance / Pouvez-vous nous expliquer où vous avez grandi, et revenir brièvement sur vos débuts dans la musique ? Typical Féfé / Tiwony : Je suis un citoyen de la Terre qui est né en France, de mère déportée Africaine Guadeloupéenne et de père Camerounais. J’ai grandi en Guadeloupe pendant 15 bonnes années… Depuis tout petit je suis influencé par tout ce qui est culturel, spirituel, tout ce qui est différent du système établi et tout ce qui est juste…
Au début, je crois que ton père n’était pas vraiment d’accord pour que tu te lances dans la musique ? Tiwony : Exact ! Au début mon papa n’était pas d’accord du tout… Je suis arrivé à la musique par la rue, par le sol, le plancher, comme dirait Féfé ! En Guadeloupe, c’était l’arrivée des trucs comme Shabba, des premières compiles Chich, Rappattitude, des premiers artistes locaux qui émergeaient, de Tonton David et son « Peuple du monde »… J’évoluais un peu dans cette vibe parce que vraiment je me reconnaissait dans des messages comme ceux de Féfé, Nuttea, Janik… Après avoir fait « l’école du tournevis »… (rires) - comme quoi un mal amène toujours un bien si tu sais justement prendre conscience des choses au bon moment - j’ai été vers la musique et tout ce qui est sound system avec Influence Sound dès 1994. Ensuite, il y a les frères de métropole qui ont commencé à venir au pays, dans les sound que nous faisions. On retrouvait alors des gens qui avaient déjà sorti des trucs comme AZR, Féfé, Janik, Jah Mike, Dalton, Standtall... Cela a vraiment conforté le mouvement là-bas et généré des connexions qui ont fait que je suis vite monté à Paname. Je suis allé chez mon père, qui n’était pas trop chaud à l’époque ! Mais j’ai fait mon petit bonhomme de chemin jusqu’à ce que je lui ramène les CD, qu’il se rende compte qu’il y avait un vrai boulot, et que je lui montre que c’était vraiment ce que je voulais faire. Aujourd’hui, avec mon père, nous arrivons à fusionner et à faire de la musique ensemble.
Féfé : Moi je suis un rejeton de la famille Pembili issue du Togo et arrivée par bateau dans l’île des Antilles Françaises que l’on appelle Martinique. J’ai grandit et suis né en France, en 1968. L’année de cette « révolution » ! Je suis donc un pur produit de cette année là : un homme qui se marginalise dans tout ! J’ai aussi reçu l’éducation de mon père qui était comme un papillon dans cette vie. Il voyageait entre plusieurs métiers… J’ai un peu hérité de ce côté voyageur, nomade. Je n’ai pas d’endroit fixe où je reste. Ce combo a fait de moi ce que je suis aujourd’hui, un artiste revendicateur qui sait que son point de chute sera l’Afrique. Je sais aussi que je suis venu ici en mission, une mission amicale qui vient parler de bonté, et que je la fait passer par la musique, le meilleur ciment entre les peuples… Je voudrais parler de ce qui se passe à l’heure actuelle parce que l’album « Révolution » c’est justement l’essence de toutes ces années de travail que j’ai faites.
Après le bon accueil de ''Double Trouble'', votre premier album, quelle était l'orientation de ''Révolution'' ? Tiwony : Nous avons voulu que ce soit une continuité et une confirmation du premier travail. Celui-ci s’était fait un peu dans le « rush ». Nous sommes très satisfaits de cet album mais nous savons que nous aurions pu ajouter quelques touches, ce que nous n'avons pas fait à cause de moyens limités. Ce nouvel album a été beaucoup plus peaufiné. Il y a plus de maturité musicale. Notre premier projet ensemble a aussi noué et conforté des liens qui étaient déjà forts. En apprenant à se connaître, à vivre ensemble, à être ensemble tous les jours, nous sommes entrés dans ce qu’on appelle le « Oneness » : l’Unité dans tous les sens du terme. Cet album a donc été plus riche en vibes ! Et puis, nous avons voyagé aussi. C’étaient des objectifs que l’on s’était donné dès le départ, parce que nous avons toujours été ouverts à tout style de musique. Nous écoutons aussi bien du Roots, du Dancehall, et tous les autres styles musicaux qui nous bottent : la soul, la salsa, le zouk, tout ce qui est autour de nous. Nous avons pris le temps de faire une alchimie de toutes ces musiques qui nous font vibrer, pour pouvoir exprimer notre message, un message que l’on a médité, le reflet du peuple. Il faut prendre le temps de réfléchir, de penser les choses, parce qu’on dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, mais on se doit de le dire de manière concise, réfléchie et ordonnée.
On sent que ''Révolution'' est un album qui vous ressemble. Dans le choix des riddims, des ambiances... Féfé : C’est vrai. Comme disait Wony, nous avons repris la même équipe. Nous connaissions nos points forts ! Nous avons travaillé ces points pour éliminer tous nos points faibles. Sans oublier, pour autant, que nous faisions de la musique pour les gens… J’insiste sur cela. Nous avons énormément pensé à notre public. Nous avons fait des choix originaux, comme Bole Bolo ou Tu danses qui sont des morceaux hors-marché, si l’on peut dire. Mais nous avons toujours eu ce souci, même dans l’originalité, de coller tout de même à une tendance et de toujours donner aux gens des repères dans notre musique pour qu’ils ne se sentent pas complètement perdus. Pour le morceau Tu danses, c’est une vibe très « Sean Paulesque », avec un refrain en gimmick qui revient facilement, un son qui est semblable au « Tamale »… Nous n’avons pas cherché à être complètement puristes. On s’est ouvert ! Nous avons fais une sorte d’alchimie entre ces tendances musicales du monde actuel et notre propre particularité, notre propre couleur, de façon à ce que cela donne un « combo » de musique qui soit riche. Dans ''Révolution'', tu trouves du Reggae, du Dancehall, du Zouk, Makusa, « all music » ! C’est l’Afrique, quoi ! (rires). Et comme nous serons sur scène, nous voulions que les gens ressentent cette énergie scénique dans l’album. Il faut que quand tu l’écoutes, tu aies envie de bouger, envie de couper la canne ! (rires).
Il fallait donc obligatoirement passer par la Jamaïque ? Féfé : Effectivement ! Wony est l’initiateur de ce mouvement parce qu’il avait déjà été chez Roy Francis par le biais de Maffé. Il avait été accueilli comme un enfant du pays. Donc il m’a convié à revenir avec lui. Le maître des lieux lui avait dit qu’il nous hébergerait et que l’on s’arrangerait pour le financement. Il m’a vraiment convaincu qu’on pouvait aller y faire un bon travail. Quand nous sommes arrivés, nous avons été bien reçu par Master B à Mixing Lab. Nous avons travaillé pendant 12 jours, non-stop. On était hébergés juste au-dessus du studio. On s’asseyait sur le petit balcon et on regardait le défilé des artistes dans la cour. C’était hallucinant ! Je vous laisse imaginer… On a croisé Capleton, Innocent Crew, tous les artistes oldies : John Holt, Gregory Isaac et même Simpleton, paix à son âme. Il y avait toujours du monde qui défilait. Le premier qu’on a vu c’est Ricky General et tout de suite il a réagit ! J’ai dit à Féfé : « Regarde, il bouge la tête sur le son ! » C’est quand même un kiff de voir les gars écouter. On a vu aussi New Kidz, Captain Barkay, WickerMan, Thriller U, Danny English, Tony Curtis, Reagan, Anthony Redrose, Chicken....
Comment avez-vous fait vos choix de featurings ? Tiwony : A la base, nous étions partis pour faire un seul featuring. On voulait vraiment check des frères à notre niveau. On voulait quelque chose d’humain, une vraie vibe, pas un concept commercial. Il fallait qu’on sente que l’envie soit réciproque. C’est comme ça qu’on fonctionne et d’ailleurs c’est comme ça que des artistes comme Determine fonctionnent. Il nous a été présenté par Roy Francis. Il a capté notre vibe, entendu ce que l’on faisait, et c’est par rapport à cela qu’il a dit « banco ». Pour Future Troubles, la même ! Quand je suis venu la première fois, j’avais mis plein de stickers partout. Je lui montre : « Ouah ! Double Trouble ! » (rires). Il a écouté, fredonné, et il m’a dit : « Man, il faut qu’on fasse un truc ». Quand on a enregistré, c’était la première fois qu’il s’asseyait pour écrire un lyrics. Ca a donné le texte No Misleader. Et aussi des spéciales dubplates counteract ! Subionic, tu connais ? (rires). C’étaient de bonnes vibes ! Sketalina, c’est un breda de Féfé. C’est un morceau qui devait être posé à quatre, avec Masta, mais il était vraiment trop hardcore dans le slack. Nous sommes assez rigoureux à ce niveau là : on ne veut pas dire n’importe quoi. On a des enfants ! On veut vraiment rester « clean », même si on peut rentrer dans des délires un peu « fun ». On garde certaines limites, une certaine droiture.
Alozade est venu avec le Chrome Riddim et nous l’a donné gracieusement, c’était vraiment la vibe ! Et puis dans l’album, il y a des musiciens comme Danny Axeman, Sly Dunbar, Paul B de Fat Eyes et Chester Walker du label Very Huge qui ont mixé. Il y a Skully Sims, du Jamaican All Stars, le premier artiste jamaïcain a avoir posé sa voix sur un 45t. Il nous a fait un petit cours d’histoire sur le reggae. C’est un percussionniste incontournable; il faisait les percus pour Peter Tosh notamment. Johnny « Dizzy » Moore, des Jamaican All Stars, nous a fait les trompettes et les filles de Earl Chinna Smith, Maria et Soulane, sont aux cœurs sur une bonne partie des morceaux reggae. Ce sont des connexions de Roy Francis, un peu ses amis. Il y aura un DVD, bientôt, en édition spéciale : « Pull Up TV », qui va retracer notre parcours en Jamaïque.
Et au niveau des artistes locaux ? Tiwony : Oxmo est un frère que l’on connaît déjà depuis pas mal d’année. Il est très proche de l’équipe. Il nous a montré plein de trucs au niveau des petits rouages du business en France parce qu’il avait déjà un pied dans les Majors. Manu Key, c’est un peu la même famille : Oxmo, AP, Manu Key. Orly – Choisy – Vitry ! Ce sont des frères qui donnent une image assez forte du mouvement parce qu’ils ont du charisme, ils emmènent des trucs derrière eux. AP, Manu Key, ce sont des frères avec qui nous avons déjà collaboré et qui ont toujours manifesté l’envie de faire des choses avec Féfé. Ils sont bien branchés Sound System : ce sont des gars qui vont acheter leur 45t à Bluemoon ! Ils nous ont invité pour ''Zone Caraïbe'' - c’est un projet qui arrive en ce moment - et ça a donné la chanson Timal. On a trouvé que c’était un titre qui collait bien au concept de l’album. Il y a Straika, et mon père aussi, Vicky Edimo, pour un morceau auquel on tenait beaucoup. Cela faisait un moment que nous avions émis l’idée de faire un titre ensemble. On a été bosser dans son Zion, chez lui, à la campagne. Ca s’est vraiment fait dans une bonne osmose, et très vite en plus. Il y a également Original B, sélecteur de Blackwarrel et bassiste qui a fait le riddim de l’Eden C’est Là. Lasquez nous a fait deux titres : Nou Pani Tan A Ped et Maltraitance. Pour moi, c’est un peu le « Corleon local ». Il peut aussi bien te placer des trucs bien Dancehall et te surprendre avec du pur Roots. Big up également à Francky, « Mister Genius » ! Sinon, j’ai composé le morceau Yen Ki Sex et nous avons composé un morceau ensemble avec Patrice, Féfé et Sly : Revolution. Sur chaque titre, chacun a mis ses vibes. Il faut que le truc vive, que l’on sente que l’on a travaillé pour lui donné une couleur originale. Comme le Chrome, il y a des gens qui ne le reconnaissent même pas sur Pop It Off ! Francky a fait des arrangements bien originaux.
Pourquoi avoir choisi ce titre d’album ? Tiwony : Par rapport à la situation actuelle. C’est une prise de position : là, on ne fait pas dans la demie-mesure. Que ce soit spirituellement ou musicalement, on a fait ce que nous voulions faire et nous n’avons pas fais la musique que l’on nous a dit de faire. Nous avons également voulu avoir un message dans lequel le peuple sente qu’il est aussi investi, qu’il est aussi un maillon de cette chaîne. Nous sommes juste un miroir pour eux. Il faut qu’ils sentent qu’eux aussi prennent part à cette révolution. Que ce ne soit pas juste un message pour danser, que ce soit un message pour passer à l’action, réfléchir… De la même façon que l’on écoute Bob Marley ou Tiken Jah Fakoly… Il faut une révolution au niveau des mœurs, prendre la parole que Dieu nous a envoyé, le plus simplement possible. Même si l’on sait que l’Homme est pécheur, que personne n’est parfait, il faut déjà se tenir à des valeurs simples et fondamentales : le partage, la charité , l’unité dans l’action… Il faut vraiment soutenir ces causes. Il est important aussi qu’il y ait une révolution à l’exemple d’hommes comme Martin Luther King : des révolutions pacifiques qui peuvent passer par la musique, par le sport… Il faut montrer que l’on peut s’établir sans forcément être des suiveurs et sans forcément être marginaux. On peut être un système dans le système, tout en respectant les lois qu’ils ont fait…
Et pour les projets ? Vous allez continuez à bossez ensemble j'imagine ? Féfé : Effectivement ! Nos projets solos, c’est pas dans l’immédiat ! A part des mixtapes qui retraceront nos parcours respectifs. Tous les morceaux qu’on a fait avant et que les massives nous demandent souvent de ré-entendre.
Tiwony : Et quelques inédits aussi
Féfé : Ca, ça sera les petits bonus tracks. C’est pour ceux qui veulent retrouver les anciens morceaux de Wony, comme Jah est à l’honneur ou les miens comme Il sauve ou Mumia… Pour les gens qui ont vraiment soif de retrouver ces anciennes productions.
Et avec Blackwarrell ? Féfé : Bien sûr, toujours ! Maintenant, nous avons décidé de travailler uniquement par nos propres réseaux. Nous avons compris que le tout était de développer un circuit interne, si l’on peut dire. Créer une chaîne de contacts qui permette de faire un vrai circuit depuis la production, en passant par l’artistique et jusqu’à la fabrication, la presse. Nous ne pouvons pas compter sur les Majors et certaines maisons de productions parce qu’elles ne sont pas concernées par cette musique, ni par son avenir. Pour elles, c’est juste une source d’argent et dès que la source sera tarie - selon eux, parce que le reggae ne se tarira jamais - ils nous mettrons à l’écart. Nous savons très bien que nous devons rester un maximum indépendants. Des choses peuvent être intéressantes, mais nous préférons travailler et développer notre propre réseau de façon à ce qu’après, ces portes qui se seront peut-être ouvertes, ne soient plus fermées… C’est le problème quand tu travailles en Major, tu deviens un artiste isolé. Dès l’instant où tu as passé la porte d’une grosse maison de production, elle se referme derrière toi ! Tout ton possee, tout ton crew, tous ceux qui t’ont amené là, toute ta base, tu es obligé de les laisser derrière. Nous, nous voulons rester et travailler avec les gens qui font que l’album ''Révolution'' est aussi riche. C’est parce que l’on a cru en des gens qui sont restés fermes sur leurs positions malgré les temps difficiles. Et cela a créé un noyau de personnes qui se font confiance, qui se connaissent mieux musicalement et qui peuvent mieux s’aiguiller.
Que pensez-vous du développement du mouvement local ? Quel peut-être son avenir ? Tiwony : Féfé et moi le remarquions : il n’y a pas beaucoup d’albums solos qui sortent au niveau de la scène locale. Mais ceux qui sortent sont de qualité : Jamadom, Straïka, Admiral T, Big Familly, Sir Samuel… Ce sont des albums biens étoffés. Avant, il n’y en avait qu’un ou deux : Raggasonic, Daddy Mory, les Neg Marrons... Maintenant tu te rends compte qu’il y a quand même un panel d’album biens travaillés, lourds ! Et il y a encore pas mal de chose à venir… Ce qui est d’autant plus rassurant, je dirais, c’est que pour la plupart des choses de qualité qui sortent, ne sont pas le produit des Majors. A deux ou trois artistes près… Cela donne l’exemple aux frères de prendre leur temps, de peaufiner leur boulot et d’étudier aussi. Le Reggae, le Dancehall, c’est une école, et ça passe par les sound systems. Les artistes qui suivent la scène des sound systems depuis longtemps commencent à éclore. Des gars comme Jamadom, comme Straika, Admiral T ! Même au niveau des Mixtapes : elles sont de plus en plus de qualité, quand tu écoutes ''Black Unite'', ''Dirty Wash'', ou ''Terrorist'' de Sam X et Saïk de Mortenol District, des petits jeunes hyper « opé » avec leur studio. Il y a aussi des compilations lourdes et d’autres qui arrivent avec des DJ issus de cette scène locale comme ''San Kombin'', ''Hold Up'', ''Killa Session'', celles de Mek it Happen, qui travaillent vraiment sur l’authenticité. C’est important de ne pas prendre une partie du mouvement et puis de le vulgariser n’importe comment. C’est comme si tu manquais de respect à tout le mouvement. Comme disais Shabba : « You better respect the older entertainer ! » Même des gars « slack » comme Shabba Ranks ont toujours tenu à marquer ce respect pour la fondation, pour la culture.
Interview réalisée par Charlyman
| | July 09
En plein dans le tumulte de ses multiples annulations, Capleton s'est montré particulièrement disponible pour revenir avec nous sur toute cette affaire. Il nous livre ici sa version des faits, et revient longumement sur les points qui lui paraissent importants : la bonne interprétation des mots, la connaissance du contexte jamaïcain, et l'influence de la Bible. Entretien avec le fireman sur un sujet brûlant. Reggaefrance / Quelle est ta position sur l'annulation du concert (du Zénith puis de Vitry, le 26 juin, ndlr) ? Capleton / Ce n'est pas le premier concert à être annulé. Il y a une mauvaise interprétation des paroles, les gens les prennent au sens littéral. Alors qu'il s'agit de métaphores, comme celle du feu, dont on a déjà parlé ensemble (voir interview du 10 mai 2004). C'est un problème d'interprétation du sens des mots. Ce feu est biblique, ce sont des flammes purificatrices. Il sert aussi à combattre l'injustice, les inégalités, l'oppression de l'h Umanité. Yuh understand ? Tout serait lié à la non-compréhension du ''feu'' ?
Exactement, c'est une interpretation d'un mot prononcé en patois, un dialecte... On ne peut pas traduire littéralement ces mots. Tu nous expliquais que tu brûles plus le péché que le pécheur.
Tout juste, c'est ce que je veux dire, mon combat est dirigé vers tous les opresseurs du systeme, on se bat contre les Assassins, l'injustice sociale, la pauvreté... Penses-tu que la Bible a toujours raison ?
Je ne dit pas ça, tu sais, nous avons grandi avec la Bible, elle nous apporte la sérénité. Nous avons grandi à l'Eglise, avec la Bible... et la Bible condamne Sodome et Gomorrhe, ces deux villes pécheresses. C'est pourquoi nous le chantons. Mais dans le Lévithique, on trouve aussi la légitimation de l'esclavage...
Oui, c'est un peu contradictoire. Tu peux lire la Bible et y trouver la verité, ta vérité. C'est strictement personnel, personne n'a dit de faire tout ce que la Bible dit. Je dis juste qu'un homme doit lire la Bible avec l'esprit ouvert, le coeur la conscience purs, et alors il pourra trouver la vérité qu'il cherche. C'est quelque chose qu'on adapte. Les associations ont réclamé des excuses...
...Il n'y a pas d'excuses, c'est une mauvaise interprétation ! Ils ont demandé des excuses et tu ne l'as pas fait, pourquoi ?
Je pense que c'est immoral. On ne peut pas violer les droits des gens. Si un homme pense que c'est sale qu'un homme en aime un autre, peut on aller contre ses opinions ? Tu sais c'est aussi un combat contre la musique et contre son pouvoir. L'an dernier, nous avons fait un festival à Bercy, c'était complet, et puis un autre en Allemagne. Et cette année toute cette propagande a démarré. Mais ce n'est pas comme ça et les hommes sages le comprennent. Souviens-toi, Bob Marley utilisait le mot ''brûler'', Jacob Miller également, Peter Tosh, Bunny Wailer, Burning Spear, Culture ou encore Toots & the maytals, tu vois. Ce que je dis, c'est que quand ce sont des icônes ou des pionniers qui utilisaient les mêmes termes, ils étaient considérés comme des métaphores ; pourquoi ce serait littéral quand il s'agit de Sizzla, Capleton et d'autres artistes ? C'est vraiment un combat. Avec les pressions que la Jamaïque subit, penses-tu que les lois pourraient changer ?
Je ne sais pas... Je ne pense pas que les lois puissent changer, ces lois datent de l'esclavage, nous avons grandi avec. L’esclavage, les plantations, ça découle d’un système.... non, je ne pense pas que ca puisse changer comme ca. Aucun homme ne peut en condamner un autre, l'homme se condamne lui-même par ses actes, par ses mots. Je ne peux pas laisser les hommes se détruire eux-mêmes. Si tu veux combattre contre le righteousness, tu veux te battre contre quelque chose de positif. L'argent de Capleton sert pour les hopitaux, les écoles, pour éduquer des jeunes, pour aider les personnes de la rue qui en ont besoin. Donc si tu m’empêches de mettre de l’argent dans ma poche, tu dois savoir également que beaucoup de personnes, de gens qui souffrent, dépendent eux aussi de cet argent. Toute cette histoire, ces annulations de concerts, c’est d’abord une attaque contre notre porte-monnaie. Les rapports deviennent de plus en plus tendus en Europe, pourrais-tu ne plus y venir ?
(Sa manageuse intervient dans la discussion) : C'est ce qu'on essaie de clarifier. Vous devez passer un message à quiconque interprête mal les paroles, et leur dire que les paroles de Capleton sont saines. C'est ce que nous devons clarifier. Ces paroles n'appellent pas à tuer les gays et les lesbiennes. Ce n'est pas à propos de l'Europe. C'est à propos de mensonges qui sont dits, et qui affectent notre musique. ( Capleton reprend :) Je ne laisserai pas les ligues gays m'empêcher de venir en Europe alors que des fans veulent me voir, je ne dirai pas ''Ok, on oublie l'Europe, on oublie la France''. C'est le bien contre le mal. Nous luttons depuis longtemps, on ne va pas abandonner. On se bat pour le la droiture et l'élévation de l'esprit, pour tous les gens, pas seulement pour les Noirs, mais pour toutes les nations. Cette musique rassemble les gens de tous horizons. C'est ce dont il s'agit : Uplifment, righteousness, salvation, redemption, repatriation, liberation, self esteem, self awareness, self reliance, self control... Tu as accepté de ne plus chanter tes chansons anti-homosexuels sur scène...
Oui, par rapport aux paroles qui sont déjà publiées depuis longtemps, je dois dire que je n’interpréterai plus ces morceaux sur scène. La plupart sont de vieux morceaux qui datent d’une autre époque. D’ailleurs, en Europe, les gens ne me connaissent pas pour ces titres, ils sont moins dans le style dancehall. Des chansons qui viennent du cœur, le « one beat » le « nyabingi » c’est ce qui m’intéresse et c’est ce qui intéresse les gens. Si des gays viennent aux concerts de Capleton, ils n’entendront aucun titres homophobe, ils n’entendront plus certains morceaux. Capleton a des milliers de chansons et beaucoup d’entre elles sont du roots rock reggae Mais seules quelques chansons sont visées.
Ils devraient essayer d'en savoir davantage avant de se jeter sur des disques, de dresser des conclusions hâtives et de discriminer les gens. Outrage ! et Amnesty et plusieurs maisons de disques ont déjà trouvé un accord. Tout ça révèle le retard de la France, tout a déjà été réglé. C'est une violation de mes droits. Ce n'est pas juste ni pour les artistes, ni pour mon pays. Derrière cette musique, il y a un héritage, une culture, une philosophie, un parcours. On ne peut pas prendre une chanson hors de son contexte, en ignorant comment et où elle est née, et pourquoi elle est devenue célèbre. Les gens doivent apprendre. La scène musicale jamaïcaine est très particulière...
C'est très compétitif. La plupart des artistes ont des rivalités entre eux. Quand ils chantent, ils ne s'adressent pas au monde entier, mais à leurs amis. Tu as quelq’un comme Bounty Killer, qui dit être un gunman et parle de descendre des gens. Mais il faut savoir que Bounty Killer se voit comme un revolver, et considère ses paroles comme des balles. Les gens ne comprennent pas. En Jamaïque, quand on dit ''kill'', ça ne signifie pas ''tuer'' au sens littéral du terme, Un artiste va dire : ''I just killed a show last night'', pour dire qu'il a fait une très bonne prestation. Il ne va pas tuer le public ! En Jamaique quand on tue vraiment, on n’en parle pas, on le fait… C'est la propagande, et la barrière de la langue donne une mauvaise interprétation. Je dis qu'il ne faut pas prendre tout ça littéralement, ce sont des métaphores. Si on est d’accord pour dire qu’on peut utiliser une arme à feu pour des métaphores, il faut accepter que tout n’a pas un sens littéral. Bob Marley utilisait les mêmes termes. Il a chanté : ''I Shot the Sheriff''. Il ne l'a pas tué de façon littérale ! Pourquoi quand Capleton dit ''tuer'' cela devient littéral ? Bob Marley disait ''brûlons les églises, il n’a jamais brulé d’église. Il a brûlé l'Eglise avec des mots, du son et du pouvoir, en disant que le prédicateur mentait. Ce n'était pas littéral. Un dernier mot à dire aux Français ?
Pas seulement aux français, à tout le monde. Pour les jeunes générations, je les appelle à construire un monde meilleur car ils sont l’espoir de demain. Je les exhorte à aller à l’école, à s’éduquer et ça veut dire aussi respecter ses parents, sa famille et les autres. Et qu’importe si personne ne peux t’enseigner, tu dois chercher à te connaître parce que tu ne peux pas te mentir à toi-même ! (rires) More love, more blessings, more prosperity... Keep the fire burning, fire is for the purification.
Interview réalisée par Benoit Collin Traduction : S.Jobart / B.Georges
July 08 La rencontre de deux adeptes ( JO.K & SMOOTHKILLAH ) du microphone , du roots moderne et mélodique au dance hall ou ragga hip-hop , ils combinent leurs disciplines au service de lyrics porteurs de messages et de réflexions qui font leur marque de fabrique.
C'est en 2003 après avoir enflammé plusieurs scénes qu'ils unissent leurs compétences pour donner plus d'ampleur à leur musique.
Accompagnés de la formation feeling irie ou bien du selecteur sorus ( EYES A BLEED SOUND SYSTEM ) , ils construisent leurs parcours musical en restant proche de leurs racines créoles et africaines et de leurs influences traditionnelles et urbaines.
Empreinte d'espoir , parfois mélancolique , leur écriture reste personnelle et permet a un large public de partager la vibration RACINKARé !
Les voir sur scène est la meilleure façon d'apprécier leur talent!!
JO.K commença en 96 comme bassiste pour des groupes de reggae de seine & Marne comme Universal Spirit .
IL passe au chant en 98 avec le P4 Massive Radikal Sound et participe à des festivals.
Actif aussi avec HARMONY SOUND SYSTEM .
Il débute en solo avec l'étroit coopération de l'association de développement culturel R-évolution : Le gambetta , les CUIZINES , Le café montmartre , Le sentier des halles , Festival BACK TO ROOTS...
SMOOTHKILLAH fait ses armes en 98 avec divers groupes hip hop et ragga-hip hop des environs de chartre : 28° REGIMENT , DJ SCIENCE , BIZ2FAZ , avec qui il partagera scènes , mixtapes et autres radios locales.
EN 2001 il approfondit son travail lyrical auprès du studio undergruond essonnais matière à réflexion .
au passage 1 big up pour mister radja man big respect !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! radjaland ............
Il réalise depuis 2003 un grand nombre de featurings scèniques : KODJOGAN , M.B.S , CLAN HOSTILE , MORFINE , MURDER , DADDY YOD............
VOICI LE RACIN'KARé!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
RACIN'KARé : 06 64 89 93 14
Message de racin'karé : grand merçi à SORUS/EYES A BLEED & tous ceux qui nous soutiennent de prè ou de loin.... |  | |  |
July 04 Artiste prometteur de la scène reggae-dancehall en France, Tairo a mis peu de temps à prendre de l'ampleur. Ses paricipations à "Taxi 2" et à "+2Cœur = soleil" lui ont permis de se faire connaître du grand public. Depuis, le rythme s'est ralenti. Si certains le jalousent en le comparant a Sizzla, Tairo a son propre style...
BIENTOT VOUS AUREZ PLUS D'INFO SUR CETTE ARTISTE KI GRIMPE KI GRIMPE . 
Suite à ce qu'il faut bien appeler l'affaire Capleton, le Parc des Expo a décidé de ne pas mettre son image en péril et a lâché Garance dans l'organisation de son festival, dont l'affiche incluait Sizzla ou encore Tanto Metro & Devonte.
On se doute pourtant que Sizzla et consorts se seraient bien gardés de chanter leurs idioties après tout ce bazar. Et que Garance avait pris ses précautions (lire l'interview de Gérard Michel, le boss de Garance). Conséquence directe et bonne nouvelle pour les amateurs de reggae, on retrouvera Ken Boothe au Cabaret Sauvage le 3 juillet.
Garance plays reggaeSmaëlb - 02.05.05
Cette année, le Festival Reggae de Garance n’aura pas lieu à Bercy mais au Parc des Expos. On en a profité pour parler reggae avec Gérard Michel, le boss de Garance.
Pour son quinzième anniversaire, le festival a gardé ce savant équilibre entre reggae roots et dancehall, avec entre autres Ken Boothe, les Américains de Groundation, le vétéran Yellowman, le controversé Sizzla, le toujours humble Barrington Levy et surtout le plus fameux des soundsystems jamaïcains, Stone Love, avec les MC Topcat, Shinehead, General Levy et Tanto Metro & Devonte... Rendez-vous le 2 juillet au Parc des Expositions.
Pourquoi avoir déplacé le festival de Bercy à la Porte de Versailles?
Il y a eu une erreur interne, qui a fait qu’on n'a pas réservé la date pour Bercy. On nous a proposé le Parc des Expositions, et c’est un choix qui nous convient tout à fait. Ce qui nous a gênés, c’est qu’on dise que Garance quittait Bercy pour l’argent. Alors que ça n’a rien à voir. La capacité du Parc est de 16 000 places contre 17 000 à Bercy.
Là-bas, on aura un son encore plus gros, et moins d’écho puisque il n’ y a pas de gradins. Ca nous permet aussi d’installer un cadre plus intimiste, notamment un petit village façon caraïbes avec des stands artisanaux, des disquaires, des restaurants. Pour la programmation, on reste dans le même esprit, mêler reggae roots et ragga.
En ce qui concerne les lyrics tendancieux sur les homos, fréquents chez les reggaemen, vous gérez comment?
Il y a un article de loi, un contrat, et les artistes savent très bien ce qu’ils peuvent dire ou ne pas dire. La seule excuse qu’ont ces gens là, si on peut leur trouver des excuses, c’est que c’est pratiquement inscrit dans leur constitution: l’homosexualité est un pêché et un crime en Jamaïque. Nous avons des assurances verbales que ça ne se produira pas, et on va prendre la précaution pour tous les reggaemen, on met les articles de loi dans les contrats.
Votre position est assez difficile à tenir...
On est vachement partagés. Parce qu’artistiquement, ces artistes nous mettent sur le cul, on prend plaisir à chaque fois, mais il y a un vrai problème. On a envie leur dire d'arrêter de se bouffer la vie avec des conneries. Ca veut pas dire qu’ils vont nous écouter. Mais pour l’instant, on n'a pas eu de problèmes juridiques.
Il y a quelques années, vous aviez décidé de ne plus programmer de concerts de hip-hop. Vous avez fait évoluer votre point de vue?
On a arrêté le hip-hop parce qu’on ne contrôlait plus, on se disait qu’il y allait avoir des morts ou des blessés graves. Plus aucune fille ne pouvait venir sur un concert de hip-hop sans se faire dépouiller, et les visages pâles n’étaient pas les bienvenus non plus. On fait de la musique, pas la guerre, donc on a stoppé pendant deux ans. Quand on a vu qu’il y avait de nouveau des filles, on a rouvert la porte. Avec des Français d’abord, en les prévenant bien. Mais on regarde toujours très attentivement. On ne peut pas prendre de responsabilités sur des choses qu’on ne peut pas contrôler.
Début février, les gérants de la Scène à Vernouillet étaient mis en examen pour “facilitation du trafic de stupéfiants“, après l’arrestation d’un dealer à la sortie de la salle. Ca vous inspire quoi?
On nous demande de réussir ce que la police ne réussit pas à faire. Notre position est simple. On palpe à l’entrée parce que c’est toléré, pas autorisé, et parce qu'on doit un minimum de sécurité aux gens. C’est une palpation légère, impossible de savoir si le type a de l’herbe ou des extas dans son slip. De toutes façons, on n’a pas le droit de confisquer non plus. La seule chose qu’on peut faire c’est remettre les dealers dehors ou à la police.
Sur les drogues dures, on n’hésitera jamais à donner aux poulets. Mais la loi est mal foutue. Soit on favorise le trafic, soit on ne le favorise pas. C’est impossible de contrôler tout le monde. Si les flics veulent faire un barrage avant la Porte de Versailles, c’est leur problème. |  |
DAMANIAK ON EN PARLERAS DE CE GROUPE RESTé A L'éCOUTE GOOD NEW........... July 01 Michael Rose African Roots (20/06/2005)
Il fait bon d’aimer le reggae et de bosser chez reggae.fr ces temps-ci. On croule sous les coffrets, les dvd, les albums réédités. C’est donc avec plaisir que j’insère African Roots de l’ex chanteur des Black Uhuru, qui a débuté avec le fameux Niney The Oberver : Michael Rose. Autant le dire, le son est excellent, on se croirait dans les 70’s. Le travail sur les basses a été tout particulièrement soigné. Bravo à M Records qui s’est vraiment donné du mal. Et le chanteur est au niveau du son. Tout au long des 10 morceaux on apprécie vraiment la voix si particulière de Michael Rose. Que cela soit sur Africa People ou Stepping out of babylon, on écoute du pur reggae roots ! et que dire de No Burial ? a Real Big Tune. C’est la belle surprise de l’album, on l’écoute du début à la fin et on le remet en boucle quand la dernière note retentit ! 10 morceaux très bien travaillés et enregistrés de manière magistral. (mention spéciale au remix de No Burial par Manasseh : c’est du pur dub). Et, veinard, n’oubliez pas de laissez tourner votre cd pour découvrir le morceau caché ! A écouter rapidement
Tracks: 1 African People 2 Babylon Bow 3 Stepping Out Of Babylon 4 No Burial 5 Wan Fi Go 6 Wicked Run 7 Glitter 8 Better MusÕ Come 9 Days Of History 10 *No Burial (Manasseh remix) * Bonus CD track
Musicians: Skully Simms: Percussion Dean Fraser: Saxophone Bobby Ellis: Trumpet Franklin Bubbler Waul: Keyboards Style Scott: Drums Norman Grant: Percussion Chinna Smith: Guitars Ryan Moore: Bass, additional Drums, Keys, Guitars.
par West Indian |  |
(01/07/2005)
Deuxième album de Luciano chroniqué ce mois-ci. Avant de parler musique parlons chiffons… La pochette n’est pas très jolie mais le livret de cet album est très bien réalisé. Ras Records a bien fait les choses sur ce coup là. Vous y retrouvez toutes les paroles des quinze chansons ce qui est assez rare pour être noté. C’est également intéressant car vous pourrez approcher d’un peu plus prêt le sens des chansons du Messenger Luciano et améliorer votre anglais. Autre particularité de cet album, Luciano reprend « knockin’ on hevan’s Door » dans une version loin de celles de Bob Dylan ou de Clapton mais qui se tient. Il faut dire que la voix de Luciano est l’une des plus pures de la scène reggae actuelle. Son style vocal rappelle certains vieux groupes reggae des 80’s. Parlons maintenant de musique originale a proprement parlé. Les quinze titres, s’ils ne surprendront personne par leur composition, n’en sont pas moins de bons morceaux de nu-roots et même de reggae dans certains cas. Notons que « Why Sould I » et « Look Deep Within » sont dans un style plus enlevé au niveau rythmique et complètement digital. J’ai moins accroché à ces morceaux. Dernière chose à noter le morceau complètement acoustique de Luciano seul à la guitare. Ceux qui nous suivent depuis longtemps avait déjà pu voir Luciano seul à la guitare sur une de nos vidéos. Un superbe souvenir. Vous l’aurez compris cet album s’écoute tranquillement à part un ou deux morceaux moins bons. Cela reste une bonne raison de l’écouter pour se faire un avis.
par West Indian |  |
June 30
Live 8, grand concert contre la pauvrété
Le samedi 2 Juillet 2005 au chateau de Versailles
Un concert géant et gratuit, où 200 000 personnes sont attendues, réunira les plus grands artistes français et internationaux : YANNICK NOAH, KYO, PASCAL OBISPO, AXELLE RED, YOUSSOU N’DOUR, CRAIG DAVID, SHAKIRA, PLACEBO, FLORENT PAGNY, CALOGERO, ANDREA BOCELLI, DIDO, SHERYL CROW, KOOL SHEN, DISIZ LAPEST, RAPHAËL, THE CURE, TINA ARENA, MUSE, ZUCHERO, DIAM’S, CERRONE/NILE ROGERS,FAUDEL, DAVID HALLYDAY, LOUIS BERTIGNAC, JAMES BROWN ont déjà confirmés leur présence. Tous seront réuni avec un seul et unique message l’annulation de la dette des pays du tiers-monde et la reductionde la pauvreté dans le monde.
Sept autres concerts auront lieu en simultané dans sept villes dans le monde : Londres, Berlin, Rome, Philadelphie, Toronto, Tokyo et Johannesburg.
Le concert français sera retransmit en direct sur M6 et la radio NRJ |
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Soirée africaine au Batofar dimanche 10 juillet
BOUBACAR TRAORE
JULIEN JACOB
JULIA SARR / PATRICE LAROSE
L’Afrique est à l’honneur avec 3 concerts exceptionnels : Dès 16 heures, Julia Sarr et Patrice Larose, refléteront l’Afrique d’aujourd’hui, cosmopolite, métissée, plurielle, mêlée d’inattendues sonorités flamenco. Julien Jacob à 18 heures avec sa guitare acoustique et percussions prônera sagesse, partage et tolérance. Pour conclure, à 20 heures Boubacar Traoré, le bluesman malien chantera son amour pour le monde, véritable plaidoyer pour la liberté des peuples. Un voyage dont on ne revient pas. 16h200h 7 euros
Plus d’info sur le site du Batofar
| June 22 JEUDI 09 JUIN 2005 AU TRIPTYQUE HIGH TIMES PARTY AVEC : SPETACULAR FROM JAMAIQUE , UMAN FROM BELGIQUE , MAD KILLAH FROM , AZROCK , SIAKA FROM PARIS , DAARAJ FROM AFRIKA , RAS MC BEAN FROM GUYANA............................. BLACK TUNE FAMILY: SKANDALYZ , JAHMAL LEVY , SUGAR KAWA , KING TOTO MAN , SKUNKY JAH , SENSI FAYA MAN , ICE LOVA , MAXI DREADY , 2 fACE MOUDJAHYZ AND MORE : SISTA SONY ?REDLINE ?GENERAL SEAL ect..................... AU PALM BEACH (club privé discothèque) salle XTREMA. vendredi 3 juin soirée rétro........... .......... vendredi 10 juin ambiance tropicale............. ................ vendredi 17 & 24 juin soirée dancehall (spéciale ambiance plage) ........... ............... info : 06 12 87 56 62 .. route national 19 - 77170 servon à 15 mn de paris.................... BONNE SOIRéE. June 17 DAMANIAK
Damaniak est un groupe composé de 7 membres (5 chanteurs / 1 manager / 1 coordonnateur). Le groupe a été créé en 1993, au départ par des mais d’enfance désireux de s’exprimer au travers de la musique. Les chanteurs sont des jeunes originaires de l’ouest guyanais (Saint-Laurent du Maroni) :
- Fabrice MONTGENIE, aka SKANDALYSE - Alwin LETER, aka MAXI DREADY - Alex DOSSOU, aka SUGAR KAWAR - Frantz AGARANDE, aka 2FACE - Véronèse DUPLESSIS, aka ICE LOVA
Leur parcours a débuté par des scènes underground dans des sounds system sur toute la Guyane et ils ont très rapidement développé un style qui leur est propre, à base de Reggae, Ragga, Hip-Hop.
Le fait que l’un des membres ait suivi une formation musicale au conservatoire a rapidement permis au groupe d’acquérir des techniques qui, mélangées à leurs expériences passées, les ont amenés à innover en créant un style musical bien à eux, le “ Raggasékô ”, mélange de musique actuelle (Ragga) et de musique traditionnelle (Kasékô). A son actif, de nombreuses participations à toutes les grandes scènes en Guyane, parmi lesquelles les premières parties d’artistes tels que Jimmy CLIFF, Lucky DUBE, Morgan Heritage, Glenn Washington, Buju Banton …, mais aussi des participations aux championnats de Guyane des sounds system en 2001 et 2003, sans oublier les Transamazoniennes 2002 où ils sont sortis lauréats dans la catégorie Musiques actuelles. En parallèle avec la scène, Damaniak, à la demande d’artistes et producteurs locaux, a participé sur des produits tels que “ Brown Sugar ” d’Alexandra Juniel, “ Plug n’ Play ”, “ Méga Jump 2 ” (Maxi Dready), sans oublier les mix-tapes “ La terre des parias ” de la Kaz, “ Gwayana Express ” de One Love Production, et les autoproductions “l’Echantillon vol.1”, “ l’Echantillon vol.2 ”, “Raggamuffin Junky ”, “ Da Mix ” et “Look Good ” de Sugar Kawar. En 2003, le groupe décide de traverser l’océan afin d’effectuer une tournée estivale dans divers département à l’occasion de festivals et concerts, et ce afin de mesurer l’impact de Damaniak sur d’autres publics. Un séjour en Italie et des prestations dans des endroits très différents comme la région parisienne, le Lots, le Rhône, la Haute Garonne ou l’Ariège, décide le Damaniak à partir s’installer en France pour développer sa musique avec pour fondation une collaboration avec le groupe Mo Band, composé de 5 musiciens d’origine guyanaise. Le départ s’effectue en Novembre 2003 et depuis, leur apparition dans le paysage musical hexagonal va crescendo :
- Création de plusieurs dubplates - Participation à divers sounds system - Participation à la compilation Bakchich chez Blue-Moon Records - Prestations dans diverses manifestations en région parisienne
A l’heure actuelle, un clip vidéo est en préparation et le groupe, en pourparler avec des maisons de disque, s’active sur les finitions du premier opus de Damaniak dont la sortie est prévue avant l’été 2004. Plusieurs dates sont arrêtées pour des festivals de l’été à venir.
Contact (Guyane) : Manager Françoise MARTINEZ 7539 av Christophe COLOMB 97320 Saint-Laurent du Maroni Tél. : 06.94.22.42.18 Fax : 05.94.34.79.38 Contacts (mé Damaniak est un groupe composé de 7 membres (5 chanteurs / 1 manager / 1 coordonnateur). Le groupe a été créé en 1993, au départ par des mais d'enfance désireux de s'exprimer au travers de la musique. Les chanteurs sont des jeunes originaires de l'ouest guyanais (Saint-Laurent du Maroni) :
- Fabrice MONTGENIE, aka SKANDALYSE - Alwin LETER, aka MAXI DREADY - Alex DOSSOU, aka SUGAR KAWAR - Frantz AGARANDE, aka 2FACE - Véronèse DUPLESSIS, aka ICE LOVA
Leur parcours a débuté par des scènes underground dans des sounds system sur toute la Guyane et ils ont très rapidement développé un style qui leur est propre, à base de Reggae, Ragga, Hip-Hop.
Le fait que l'un des membres ait suivi une formation musicale au conservatoire a rapidement permis au groupe d'acquérir des techniques qui, mélangées à leurs expériences passées, les a amenés à innover en créant un style musical bien à eux, le " Raggasékô ", mélange de musique actuelle (Ragga) et de musique traditionnelle (Kasékô). A son actif, de nombreuses participations à toutes les grandes scènes en Guyane, parmi lesquelles les premières parties d'artistes tels que Jimmy CLIFF, Lucky DUBE, Morgan Heritage, Glenn Washington, Buju Banton …, mais aussi des participations aux championnats de Guyane des sounds system en 2001 et 2003, sans oublier les Transamazoniennes 2002 où ils sont sortis lauréats dans la catégorie Musiques actuelles. En parallèle avec la scène, Damaniak, à la demande d'artistes et producteurs locaux, a participé sur des produits tels que " Brown Sugar " d'Alexandra Juniel, " Plug n' Play ", " Méga Jump 2 " (Maxi Dready), sans oublier les mix-tapes " La terre des parias " de la Kaz, " Gwayana Express " de One Love Production, et les autoproductions "l'Echantillon vol.1", " l'Echantillon vol.2 ", "Raggamuffin Junky ", " Da Mix " et "Look Good " de Sugar Kawar. En 2003, le groupe décide de traverser l'océan afin d'effectuer une tournée estivale dans divers départements à l'occasion de festivals et concerts, et ce, afin de mesurer l'impact de Damaniak sur d'autres publics. Un séjour en Italie et des prestations dans des endroits très différents comme la région parisienne, le Lots, le Rhône, la Haute-Garonne ou l'Ariège, décide le Damaniak à partir s'installer en France pour développer sa musique avec pour fondation une collaboration avec le groupe Mo Band, composé de 5 musiciens d'origine guyanaise. Le départ s'effectue en novembre 2003 et depuis, leur apparition dans le paysage musical hexagonal va crescendo :
- Création de plusieurs dubplates - Participation à divers sounds system - Participation à la compilation Bakchich chez Blue-Moon Records - Prestations dans diverses manifestations en région parisienne
A l'heure actuelle, un clip vidéo est en préparation et le groupe, en pourparler avec des maisons de disque, s'active sur les finitions du premier opus de Damaniak dont la sortie est prévue avant l'été 2004. Plusieurs dates sont arrêtées pour des festivals de l'été à venir.
http://perso.wanadoo.fr/djdabac/index.htm Biographie par Souljah tropole) : Directrice artistique Sarah Tél. : 06.60.66.57.53 Tourneur Jason WILSON Tél. : 06.12.57.57.96 Mail : maniak.squad@wanadoo.fr

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