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    September 17

    Lettre ouverte de Michael Moore au Président des USA




    Du Michael Moore classique, un peu lourd mais tjs dans le vrai

    Lettre ouverte de Michael Moore au Président des USA
    Traduit de l¹anglais par Marcel Charbonnier pour
    http://quibla.net
    Vendredi 2 septembre 2005

    Cher Monsieur Bush  !

    Où sont tous vos hélicoptères ? En avez-vous la moindre idée ? Nous en
    sommes au cinquième jour du cataclysme Katrina et des milliers de personnes
    sont toujours coincées dans la Nouvelle Orléans ; il faudrait les
    hélitreuiller. Bordel ; où avez-vous bien pu égarer tous vos hélicos
    militaires ? Vous avez besoin d'aide, pour les retrouver ? Une fois, j'ai
    perdu ma bagnole dans un parking Sears. Eh ben, mec, quelle histoire ça a
    été !

    Ah, et puis aussi, tous les soldats de notre garde nationale, vous savez où
    ils sont passés ? On pourrait vraiment les utiliser, là, tout de suite, pour
    le genre de choses qu'ils se sont engagés à faire, style « contribuer à des
    opérations de secours en cas de catastrophe nationale ». Comment se fait-il
    qu'ils n'étaient pas là, pour commencer ?

    Jeudi passé, j'étais dans le sud de la Floride. J'étais assis, dehors,
    quand l'oeil du cyclone Katrina m'est passé au-dessus de la tronche. Ce n'
    était encore qu'un cyclone de force 1, mais ça a été déjà assez dur. Il y a
    eu onze morts et encore aujourd'hui, certains foyers n'avaient toujours pas
    d'électricité. Ce soir-là, le présentateur de la météo a dit que ce cyclone
    se dirigeait vers la Nouvelle Orléans. Or, ça, c'était quand même jeudi
    passé ! Personne ne vous a rien dit ? Je sais bien que vous ne vouliez
    interrompre vos vacances sous aucun prétexte et je sais aussi que vous n'
    aimez pas les mauvaises nouvelles. Et puis, en plus, vous deviez aller à des
    ventes de charité et vous aviez des mères de soldats tués en Irak à ignorer
    et à traîner dans la boue. Une chose est sûre : vous lui avez rivé son clou,
    à l'autre, là !

    J'ai particulièrement apprécié quand, le lendemain du cyclone, au lieu de
    vous envoler pour la Louisiane, vous êtes allé à San Diego faire la fête
    avec vos potes du business. Ne permettez pas que les gens vous critiquent à
    cause de ça - après tout, le cyclone était TERMINE, et qu'est-ce que vous
    auriez bien pu faire : boucher la brèche dans la digue ? Comment ? Avec
    votre doigt ?

    Et n'écoutez pas ces gens qui, dans les jours à venir, révèleront comment
    vous avez réduit spécifiquement le budget des militaires du génie de la
    Nouvelle Orléans, cet été, pour la troisième année consécutive. Vous n'avez
    qu'à leur dire que, même si vous n'aviez pas supprimé les budgets d'
    entretien de ces digues, il n'y aurait pas eu d'ingénieurs du génie pour les
    réparer, de toute manière, parce que vous aviez un chantier beaucoup plus
    important à leur proposer : la CONSTRUCTION  DE  LA  DEMOCRATIE  EN  IRAK !

    Au troisième jour du désastre, quand vous vous êtes enfin décidé à quitter
    votre villégiature de vacances, je dois dire que j'ai été ému par la manière
    dont vous avez demandé au pilote de votre avion privé présidentiel Air Force
    One de descendre au-dessous des nuages, pour que vous puissiez voir la
    Nouvelle Orléans, et que vous puissiez vous faire une idée rapide du
    désastre. Eh quoi, je sais bien que vous ne pouviez pas vous arrêter,
    empoigner un porte-voix, monter sur une ruine quelconque et jouer le rôle du
    commandant en chef. Moi avoir été là-bas. Moi l'avoir fait.

    Bien sûr, il va y avoir des gens qui vont essayer de politiser cette
    tragédie et de l'utiliser contre vous. Laissez simplement vos communicateurs
    faire de la diversion. Ne répondez à aucune attaque. Même ces maudits
    scientifiques qui ont prédit que cela arriverait parce que l'eau du Golfe du
    Mexique ne cesse de se réchauffer et que cela rend inévitable un ouragan
    comme celui qui vient de se produire. Ignorez-les, eux et toutes leurs
    poules mouillées du réchauffement planétaire. Il n'y avait rien d'inhabituel
    dans cet ouragan qui était tellement large que c'est comme si on s'était
    pris une tornade de force 4 qui se serait étendue de New York jusqu'à
    Cleveland.

    Non, Monsieur Bush, vous continuez comme si de rien n'était. Après tout,
    vous n'y êtes pour rien, si 30 % de la population de la Nouvelle Orléans vit
    au-dessous du seuil de pauvreté et si des dizaines de milliers d'habitants n
    'avaient pas de moyen de transport qui leur aurait permis de sortir de la
    ville. Déconnez pas : y sont black ! J'veux dire, c'est pas comme si ça s'
    était passé à Kennebunkport. Vous imaginez : laisser des Blancs sur leur
    toit, pendant cinq jours ? Ne me faites pas rire ! La race n'a rien,
    absolument RIEN à voir avec cette histoire !

    Restez où vous êtes, Monsieur Bush. Contentez-vous de trouver quelques-uns
    de vos hélicos militaires et envoyez-les là-bas. Facile : vous n'avez qu'à
    faire comme si les gens de la Nouvelle Orléans et la côte du Golfe du
    Mexique se trouvaient du côté de Tikrit.

    Bien à vous,

    Michael Moore
    MMFlint@aol.com
    www.MichaelMoore.com

    PS : Cette mère collante, Cindy Sheehan, n'est plus dans votre ranch. Avec
    des dizaines d'autres proches de soldats morts dans la guerre en Irak, elle
    sillonne le pays, s'arrêtant dans de nombreuses villes sur son parcours.
    Vous pourriez peut-être les rattraper avant qu'ils n'arrivent à Washington,
    le 21 septembre.
    http://www.bringthemhomenowtour.org/userdata_display.php?modin=50






    September 11

    il ya des vache rasta ?

    au moins elles sont compris , plus de vache folle k des vache a herbes , le monde change .........................
    July 17

    TANTO METRO & DEVONTE



    Tanto Metro & Devonté forment un duo dancehall dynamique. On se souvient de leur big tunes "Everyone Falls in Love" et "Give it to Her" qui restèrent bloqué en haut des charts pendant un bon moment. Leur album "Everyone Fall In Love" quant à lui n’est pas en reste puisqu’on y retrouve le chant mélodieux de Devonté et le flow énergique de Tanto sur des tunes tous plus dancehall les uns que les autres.
    Leur succès ne date pas d’aujourd’hui et leur immense répertoire est à l’image du nombre de shows qu’ils ont pu faire depuis qu’ils tournent. Tanto et Jimmy Metro se rencontrent pour la première fois en 1982. Connu alors sous le nom de Mark Wolfe, Tanto commence à tourner avec le Metro Media Sound System à Kingston et dans ses alentours. Ses parents et plus particulièrement son père, qui était policier, ne le soutiennent pas dans sa carrière de chanteur dancehall. Finalement, avec le temps, les deux parents acceptent le destin de leur fils. Le premier single de Tanto, "We are Professional", a été produit par un autre dj’s, Jah Thomas en 1986. Plus tard Tanto rencontre Patrick Roberts de Shocking Vibes Production avec qui il entretiendra une relation longue et prospère. De leur collaboration naît de nombreux tunes, tels que "Tink mi did Dead" et bien sûr son premier big big tune "Stop It", un lyrics anti-drogue. Un grand nombre de ses singles sortent sous le label Shocking Vibes tels que "Barrow Clothes", "Wave Dem", "Steam Fish", "For the Girls", "Respect", "Pleasure Spot", "In the Middle of the Night", "First Time", "Guiness" et "High With the Vibes".
    Devonté quant à lui est né sous le nom de Wayne Passley en Octobre 1973 à Kingston. Il grandit avec ses parents, ses quatre sœurs et son frère. C’est très jeune que Wayne est influencé par la sublime voix de sa mère ainsi que par les nombreux hits de Mickael Jackson et de Beres Hammond. Tout en continuant son cursus scolaire, Devonté commence son odyssée musicale dans les sounds systems Son premier enregistrement fut le titre "Love A Stranger" pour le label King Jammy en 1993. Devonté a aussi enregistré des titres pour les labels Madhouse et Penthouse, tels que "Fire Bun", "Only me", "Power of God" et "Hold You". Il se fait particulièrement remarquer pour sa performance au "Ghetto Splash 96", un concert donné gratuitement à Kingston, qui attire des milliers de fans de dancehall. Une expérience qu’il réeditera au Montego Bay Reggae Sumfest. Son premier big tune viendra de sa rencontre avec le producteur Patrick Roberts de Shocking Vibes. Ce dernier sera vraiment touché par le talent de Devonté et c’est ainsi qu’ils sortiront l’étonnant "Bashment Sitt’n".
    Tanto Metro & Devonté continuent à faire vibrer le dancehall avec des titres comme "Teaser", "Fling It up", "Dancehall Vibes", "Suzie" et "Burn". Lorsque le duo n’est pas en studio, ils continuent à produire leur spectacle énergique un peu partout dans le monde, propageant un message de compréhension et d’amour. Ils sont actuellement en train de travailler sur leur album, aux dernières nouvelles il devrait être prêt pour mi-2005. En attendant leur venue en France, Big Up Tanto & Devonté, c’est de la dynamite !!!

    Biographie par Souljah

    JUNIOR DELGADO



    Ne à Kingston, Jamaique, en 1958, Oscar Hibbert, futur Junior Delgado ou Jux, commence sa carriere de chanteur tres jeune. En effet, il gagne de nombreux concours de chant et des concerts dans les écoles qu'il frequenta. Il n'a que 15 ans quand Lee Perry l'enregistre: "Reaction" et "The Twenty Third Psalm" en compagnie du groupe Time Unlimited et aux cotes de Orville Smith et Glasford Manning des futures Jewels. Ruppie Edwards le produit en 1974 sous le nom de Heaven Singers ("Rasta Dreadlocks" sur le Skanga riddim) et sous son autre nom ("Run Baldhead"). D'autres enregistrements de l'époque ne verront pas le jour et Delgado, un peu degouté, quitte les Time Unlimited pour tenter une carriere solo. Les cuts non parus (à l'époque) ont etes enregistrés avec Total Sound, et Talent Corp de Tommy Cowan et Warwick Lyn. Delgado se retrouve alors chez Larry Lawrence puis Winston "Niney" Holness, nous sommes en 1975. De ces sessions naitront la reprise de Ken Boothe/Garnett Mimms: "Thinking", ainsi que "Every Natty". Il se fait produire par Earl "China " Smith (guitariste des Soul Syndicate/Aggrovators et futur Wailers) sur le label de D.Brown, son grand ami. "Tition" (abbreviation de politician) sera un succes immediat, en Jamaique et en Angleterre. Ce sera aussi le point de départ d'une longue et prolifique carriere pour Delgado qui collaborera d'ailleurs avec D.Brown jusqu'aux débuts des années 80. De 76 à 79 Delgado est en forme et cut des classiques du reggae non seulement sur le label de D.Brown (DEB) mais aussi pour nombre de producteurs de reference: pour DEB il cut "Devil's Throne", "Trickster", "She Gonna Marry Me", "Warrior" et l'excellent "Famine" que l'on retrouve sur le 1er album "Taste Of The Young Heart", une perle!
    D'autres productions incluent: "Sons Of Slaves" pour Lee Perry, "Armed robbery" et "United Dreadlocks pour Joe Gibbs, "Fussing And Fighting" et "Blackman's Heart Cries Out" pour Augustus Pablo. Il s'autoproduit sur son propre label Incredible Music sur "Fisherman Row" et "Jah Say", réutilisant le riddim de "Tition". Grace à tous ces hits, Junior jouit d'une réputation mondiale et commence à parcourir le monde. Des le débuts des années 80, il se partage entre la Jamaique et l'Angleterre et frappe un grand coup avec le dechirant "Fort Augustus" pour Sly et Robbie. Helas, sa carriére marque un arret lorsqu'il est incarceré pour 18 mois en 1983. A sa sortie en 1985, il cartonne avec le maxi "Broadwater Farm", predisant les émeutes violentes qui auront lieu dans ce quartier de Londres, le morceau sera immediatement banni des ondes...
    Il en faut plus à notre homme pour s'arreter et il entreprend un veritable marathon d'enregistrements: 'Nine Fence" pour Skengdon (1985), "Poverty" pour Mikey Caroll (1986), l'excellent "Illegal Guns" pour King Jammy (1987), et "Bus I skull" pour A-Class/Fashion Records. En 1986 il (re)collabore avec A.Pablo pour une serie de cuts: "Forward Revolution", "Hanging Tree", "Riot Ina Juvenile Prison", "Dub School" et le fameux "Raggamufin Year", les 2 hommes tourneront d'ailleurs ensemble cette année là. Malgré toute cette agitation, Delgado trouve le temps de s'ocuper de 2 nouveaux talents sur la scène reggae: Yammy Bolo et White Mice. Les années 90 le voit moins actif, il est alors résident à Londres ou il se consacre (fin des années 90) à la réedition de ses vieux titres, à noter les 3 excellentes compilations "Treasure Found1/2/3". En 1998 il sort l'album "Fearless" avec Jerry Dammers des Specials, en 1999 il parait au festival de Glastonburry et sort un autre album: "Invisible Music". Il enregistre aussi avec A.Sherwood. Pour le nouveau millénaire, il rend hommage à feu son ami de longue date D.Brown en reprenant les classiques de son repertoire sur un album hommage "Delgado Sings D.Brown".
    Le 11 avril 2005, il s'eteind chez lui, à Londres, laissant 7 enfants dont 4 de sa dernière femme Janet.

    DICOGRAPHIE :

    - Taste Of the Young Heart (DEB-EMI 1978)
    - Effort (DEB-EMI 1979)
    - Dance A Dub (Jux 1980)
    - More She Love It (Yvonne's Special 1981)
    - Disco Style Showcase (Yvonne's Special 1981)
    - Bushmaster Connection (Jux 1982)
    - Classics (Maccabees 1985)
    - Sisters And Brothers (Blue Moon 1985)
    - In Griechenland (Arcade 1986)
    - Raggamuffin Year (Mango/Island 1986)
    - Stranger (Skengdon 1987)
    - Moving Down The Road (Live & Love 1987)
    - Roadblock (Blue Trac 1987)
    - It Takes Two To Tango (Fashion 1987)
    - One Step More (Mango/Island 1988)
    - Taste Of The Young Heart (Incredible 1989)
    - Dub School (Buffalo 1990)
    - with A. Pablo : Raggamuffin Dub (Rockers International 1990)
    - with A.Pablo : One Step Dub (Greensleeves 1990)
    - Showcase (Rockers International 1993)
    - Another Place In Time (Vision 1994)
    - Fearless (Big Cat 1998)
    - Reasons (Big Cat 1999)
    - Sings Dennis Brown (Incredible 2000)

    COMPILATIONS:

    - Treasure Found (Incredible 1995)
    - Treasure Found Vol. 2 (Incredible 1997)
    - No Baby Lion (Treasure found vol 3) (Incredible 1999
    - Original Guerilla Music (Sound Boy 2003)

    Biographie par Meex

    PABLO MOSES



    Pablo Moses est à Manchester en Jamaique. Il se fait connaître avec son premier album sorti en 1975 : "Revolutionnary Dream". C'est le morceau "I man a grasshoper" qui rencontre un vrai succès. Il travaille ensuite avec Studio 1 et divers producteurs. Parmi ces plus gros succès on peut citer : " "We Should Be in Angola" ou "Give I Fe I Name". Il connaitre une période de vaches maigres pendant laquelle il fait quelques apparitions en clubs et présente une émission de télévision. Il sort ensuite différents albums, en particulier "A song" sorti en 1980, "Pave the way", en 1981, "In the Future" en 1983. Il revient en 1985 avec l'album "Tension" suivr trois ans plus tard de "Live to Love". On note également les albums "We refuse", "Confession of a rastaman", "Mission", "In the Future dub".
    Pour le fans de Pablo qui apprécient ses lives, écoutez l'enrefistrement fait en 1998 au New Morning sorti chez CRS sous le nom de "Pablo Moses Live".

    Biographie par Daddy Roots

    DJ FUYAYA AU MIX !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    GRAND MERçI A CEDRIC alias   ( scro )...........................
    KI NOUS FAIS REVENIR EN ARRIERE , SUR LES BON MOMENT  hot hot .
    UN BIG UP POUR MAMY SPEED.....................

    TOTO !!!!!!!!!!!!!

    C'est Toto et son frère Dédé qui sont assis sur le trottoir en train de glander.
    Dans leur discussion informelle, ils en viennent à se demander pourquoi les grands ont tellement de plaisir à dire des jurons.
    Alors, pour en savoir plus, ils décident que le lendemain, Toto dira le mot 'putain' alors que Dédé dira le mot 'baiser'.
    Le lendemain matin, le Papa de Dédé et toto les appelle pour le petit-déjeuner.
    "Toto, qu'est-ce que tu veux comme petit-déj. ?"
    "Je voudrais ces putains de Choco Pops, papa !"
    Evidemment, ça ne loupe pas, toto se prend une bonne vieille claque derrière la tête.
    Puis le père se tourne vers Dédé :
    "Et toi, Dédé qu'est-ce que tu veux ?"
    "Eh ben moi je prendrai pas les Choco Pops, j'ai pas envie de me faire baiser comme Toto !"

    dit -moi ,

    vous connaissé melun?

    J4SSURE POUR LES VACANCES

    Par Laurence Ollivier, journaliste, chroniqueur MSN Finances

    Partez l’esprit libre : jouez la carte de la prévoyance. Assurez-vous d’être couvert pour toutes les vacances, et en toutes circonstances.

    J’ai réservé via une agence de voyages

    Avez-vous pensé à ce qui peut arriver si vous faites une otite à deux jours du décollage ? Non seulement vous ne partez plus, mais vous perdez aussi 100 % du prix payé ! Les tribunaux ne considèrent en général pas ce genre « d’événement » comme un cas de force majeure, contrairement à vous… Ils obligent donc les consommateurs à régler les indemnités prévues au contrat à l’agence. Combien coûte une annulation ? En principe, 30 % du prix payé si vous prévenez entre deux mois et trente jours avant le départ ; 50 % entre 29 et 21 jours ; 75 % entre vingt et sept jours ; 100 % à moins de sept jours. Relisez donc votre contrat multirisques habitation, qui peut déjà comporter une assurance annulation de voyages. Sinon, faites-la ajouter moyennant le paiement d’une surprime. Ce n’est pas possible, ou bien elle est trop chère ? Souscrivez l’assurance annulation proposée par le voyagiste pour quelques dizaines d’euros de plus.

    Je fais le trajet en voiture

    Même si vous conduisez votre véhicule tous les jours pour vous rendre au travail, cela ne signifie pas que votre périple estival, avec remorque et bagages, est couvert pour autant. Pensez à vérifier que :
    - Votre permis vous autorise à utiliser votre remorque ou votre caravane. N’oubliez pas non plus de la déclarer à votre assureur, si votre contrat l’exige. A défaut, en cas d’accident, la compagnie pourrait vous demander de lui rembourser les indemnités versées au tiers.
    - Le conducteur à qui vous passerez la main durant le périple remplit les conditions d’ancienneté de permis requises, sous peine de subir une franchise importante en cas d’accident.
    - Vous ne traverserez que des pays mentionnés sur votre attestation d’assurance, également appelée « carte verte ».
    - Votre contrat comporte une garantie dite « dommages tous accidents », indispensable si vous transportez des objets sur la galerie.

    J’ai loué pour l’été

    Que se passe-t-il si un incendie ou un dégât des eaux survient sur votre lieu de villégiature ? En principe, si votre multirisques habitation habituelle ne comporte pas une extension « location de vacances », vous en serez de votre poche. Avant de partir, renseignez-vous auprès de votre assureur et, si nécessaire, souscrivez cette extension de garantie ou une assurance spécifique de responsabilité civile. Pensez aussi à couvrir vos objets personnels contre le vol, sur place.

    Je pars à l’étranger et je me soigne

    Dans l’espace économique européen (Union européenne + Islande + Liechtenstein + Norvège + Suisse), réclamez une carte européenne à votre caisse primaire d’assurance maladie. Elle vous expliquera les détails de la procédure. En cas de blessure ou de maladie, vous serez ainsi dispensé d’avancer les frais de soins habituellement pris en charge par la Sécu. Mais attention, en dehors de l’Europe, si vous n’êtes pas déjà couvert (relisez vos contrats auto, habitation, carte bancaire…), prévoyez un contrat d’assistance pour vous rapatrier et/ou une assurance-santé spécifique.
    À savoir. « Certaines garanties assistance, incluses dans vos contrats automobile ou habitation, prévoient l’avance des frais de santé en cas de maladie ou d’accident à l’étranger et, dans les cas les plus graves, le rapatriement en France, » rappelle Christophe Rougon, responsable du marché des particuliers à la Macif. Un conseil donc, avant de partir, relevez le numéro de votre assisteur et de votre contrat d’assistance.

    Je suis 100 % sportif

    Si vous pratiquez en club, vous êtes normalement couvert pour les dégâts que vous causez. Sinon, examinez dans vos contrats habitation et extra-scolaires - pour vos enfants - la liste des activités assurées. Si les sports dits à risque en sont exclus, tels que la varappe ou le parachutisme, ou si le contrat ne concerne pas vos propres dommages - vos blessures en cas d’accident dont vous êtes seul responsable, par exemple -, contactez votre assureur ou le club local pour souscrire un contrat spécifique.

    Je prévois même l’imprévu

    Chute d’escabeau, brûlure de barbecue, piqûre d’abeille… : vos proches ou connaissances de passage peuvent toujours se retourner contre vous, notamment lorsque leurs blessures leur cause un préjudice grave. Un conseil donc, voyez si votre multirisques habitation prend en charge ce type de problème. Non ? Appelez votre assureur

    July 12

    TURBULENCE

    Jusqu’à présent, la cuvée 2005 de Turbulence n’avait pas entièrement comblé ses fans. Sortis coup sur coup, ces albums pêchaient par des productions inégales qui ne mettaient pas vraiment son talent en valeur. Distribué par le label M-Records qui s’est récemment fait remarquer avec l'excellent "African Roots" de Michael Rose, ce "I Believe" laissait entrevoir un bon album : ce n’est malheureusement pas le cas. La production de Steven Manley déçoit beaucoup et ce malgré la présence de grosses pointures, telles que la paire rythmique Sly & Robbie, le saxophoniste Dean Fraser, Donald Dennis du Firehouse Crew ou le guitariste Winston « Bopee » Wright. L’ensemble manque cruellement de profondeur, certaines intrus sont d'une pauvreté étonnante et nuisent fortement à la qualité générale de l’album. C’est le cas par exemple pour les riddims des We Need Love, Taking Over Ou encore du titre éponyme I Believe, qui ne rendent pas hommage au chant de Turbulence. On attendait vraiment beaucoup plus de cette association de grands noms de la musique jamaïcaine.

    Le savoir faire de Turbulence sauve quelque peu "I Believe". Quelques cuts relèvent le niveau d’ensemble : le Mama Don’t Cry charme par ses sonorités très proche du roots et s’affirme comme le meilleur morceau. Sur le bon Sweet And Pretty, le deejay s’associe avec Prince Javed, autre soldat du crew Higher Trod, sur le riddim du désormais classique Guide Over Us de Sizzla. Le chanteur montre aussi toute l’étendue de ses capacités sur l’excellent Got To Be Smart sur lequel il dépose son texte avec une habileté certaine. Autre cut majeur de ce "I Believe", le What The Hell qui montre un Turbulence des plus percutants, maîtrisant avec aisance le riddim pourtant particulièrement rapide. Malgré ces quelques titres, cet album reste inexorablement fade. Sans vrais hits, il ne s’imposera que difficilement dans la discographie de Turbulence. On attend toujours l’opus qui établira le deejay aux côtés de Sizzla ou Capleton.

    Chronique écrite par Yann Bossuat

    TYPICAL FéFé & TIWoNY


    Interview de Typical Féfé
    Le concept « Double Trouble » des pionniers Typical Féfé et Tiwony est de retour dans les bacs avec ''Révolution'', leur deuxième album en commun (sorti le 29 avril, ndlr). Un opus plus peaufiné et plus riche que le premier, avec un gros travail réalisé en Jamaïque. Les deux hommes sont loquaces et disponibles : ambiance détendue pour une interview à bâtons rompus.


    Reggaefrance / Pouvez-vous nous expliquer où vous avez grandi, et revenir brièvement sur vos débuts dans la musique ?
    Typical Féfé / Tiwony : Je suis un citoyen de la Terre qui est né en France, de mère déportée Africaine Guadeloupéenne et de père Camerounais. J’ai grandi en Guadeloupe pendant 15 bonnes années… Depuis tout petit je suis influencé par tout ce qui est culturel, spirituel, tout ce qui est différent du système établi et tout ce qui est juste…

    Au début, je crois que ton père n’était pas vraiment d’accord pour que tu te lances dans la musique ?
    Tiwony : Exact ! Au début mon papa n’était pas d’accord du tout… Je suis arrivé à la musique par la rue, par le sol, le plancher, comme dirait Féfé ! En Guadeloupe, c’était l’arrivée des trucs comme Shabba, des premières compiles Chich, Rappattitude, des premiers artistes locaux qui émergeaient, de Tonton David et son « Peuple du monde »… J’évoluais un peu dans cette vibe parce que vraiment je me reconnaissait dans des messages comme ceux de Féfé, Nuttea, Janik… Après avoir fait « l’école du tournevis »… (rires) - comme quoi un mal amène toujours un bien si tu sais justement prendre conscience des choses au bon moment - j’ai été vers la musique et tout ce qui est sound system avec Influence Sound dès 1994. Ensuite, il y a les frères de métropole qui ont commencé à venir au pays, dans les sound que nous faisions. On retrouvait alors des gens qui avaient déjà sorti des trucs comme AZR, Féfé, Janik, Jah Mike, Dalton, Standtall... Cela a vraiment conforté le mouvement là-bas et généré des connexions qui ont fait que je suis vite monté à Paname. Je suis allé chez mon père, qui n’était pas trop chaud à l’époque ! Mais j’ai fait mon petit bonhomme de chemin jusqu’à ce que je lui ramène les CD, qu’il se rende compte qu’il y avait un vrai boulot, et que je lui montre que c’était vraiment ce que je voulais faire. Aujourd’hui, avec mon père, nous arrivons à fusionner et à faire de la musique ensemble.

    Féfé : Moi je suis un rejeton de la famille Pembili issue du Togo et arrivée par bateau dans l’île des Antilles Françaises que l’on appelle Martinique. J’ai grandit et suis né en France, en 1968. L’année de cette « révolution » ! Je suis donc un pur produit de cette année là : un homme qui se marginalise dans tout ! J’ai aussi reçu l’éducation de mon père qui était comme un papillon dans cette vie. Il voyageait entre plusieurs métiers… J’ai un peu hérité de ce côté voyageur, nomade. Je n’ai pas d’endroit fixe où je reste. Ce combo a fait de moi ce que je suis aujourd’hui, un artiste revendicateur qui sait que son point de chute sera l’Afrique. Je sais aussi que je suis venu ici en mission, une mission amicale qui vient parler de bonté, et que je la fait passer par la musique, le meilleur ciment entre les peuples… Je voudrais parler de ce qui se passe à l’heure actuelle parce que l’album « Révolution » c’est justement l’essence de toutes ces années de travail que j’ai faites.

    Après le bon accueil de ''Double Trouble'', votre premier album, quelle était l'orientation de ''Révolution'' ?
    Tiwony : Nous avons voulu que ce soit une continuité et une confirmation du premier travail. Celui-ci s’était fait un peu dans le « rush ». Nous sommes très satisfaits de cet album mais nous savons que nous aurions pu ajouter quelques touches, ce que nous n'avons pas fait à cause de moyens limités. Ce nouvel album a été beaucoup plus peaufiné. Il y a plus de maturité musicale. Notre premier projet ensemble a aussi noué et conforté des liens qui étaient déjà forts. En apprenant à se connaître, à vivre ensemble, à être ensemble tous les jours, nous sommes entrés dans ce qu’on appelle le « Oneness » : l’Unité dans tous les sens du terme. Cet album a donc été plus riche en vibes ! Et puis, nous avons voyagé aussi. C’étaient des objectifs que l’on s’était donné dès le départ, parce que nous avons toujours été ouverts à tout style de musique. Nous écoutons aussi bien du Roots, du Dancehall, et tous les autres styles musicaux qui nous bottent : la soul, la salsa, le zouk, tout ce qui est autour de nous. Nous avons pris le temps de faire une alchimie de toutes ces musiques qui nous font vibrer, pour pouvoir exprimer notre message, un message que l’on a médité, le reflet du peuple. Il faut prendre le temps de réfléchir, de penser les choses, parce qu’on dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, mais on se doit de le dire de manière concise, réfléchie et ordonnée.

    On sent que ''Révolution'' est un album qui vous ressemble. Dans le choix des riddims, des ambiances...
    Féfé : C’est vrai. Comme disait Wony, nous avons repris la même équipe. Nous connaissions nos points forts ! Nous avons travaillé ces points pour éliminer tous nos points faibles. Sans oublier, pour autant, que nous faisions de la musique pour les gens… J’insiste sur cela. Nous avons énormément pensé à notre public. Nous avons fait des choix originaux, comme Bole Bolo ou Tu danses qui sont des morceaux hors-marché, si l’on peut dire. Mais nous avons toujours eu ce souci, même dans l’originalité, de coller tout de même à une tendance et de toujours donner aux gens des repères dans notre musique pour qu’ils ne se sentent pas complètement perdus. Pour le morceau Tu danses, c’est une vibe très « Sean Paulesque », avec un refrain en gimmick qui revient facilement, un son qui est semblable au « Tamale »… Nous n’avons pas cherché à être complètement puristes. On s’est ouvert ! Nous avons fais une sorte d’alchimie entre ces tendances musicales du monde actuel et notre propre particularité, notre propre couleur, de façon à ce que cela donne un « combo » de musique qui soit riche. Dans ''Révolution'', tu trouves du Reggae, du Dancehall, du Zouk, Makusa, « all music » ! C’est l’Afrique, quoi ! (rires). Et comme nous serons sur scène, nous voulions que les gens ressentent cette énergie scénique dans l’album. Il faut que quand tu l’écoutes, tu aies envie de bouger, envie de couper la canne ! (rires).

    Il fallait donc obligatoirement passer par la Jamaïque ?
    Féfé : Effectivement ! Wony est l’initiateur de ce mouvement parce qu’il avait déjà été chez Roy Francis par le biais de Maffé. Il avait été accueilli comme un enfant du pays. Donc il m’a convié à revenir avec lui. Le maître des lieux lui avait dit qu’il nous hébergerait et que l’on s’arrangerait pour le financement. Il m’a vraiment convaincu qu’on pouvait aller y faire un bon travail. Quand nous sommes arrivés, nous avons été bien reçu par Master B à Mixing Lab. Nous avons travaillé pendant 12 jours, non-stop. On était hébergés juste au-dessus du studio. On s’asseyait sur le petit balcon et on regardait le défilé des artistes dans la cour. C’était hallucinant ! Je vous laisse imaginer… On a croisé Capleton, Innocent Crew, tous les artistes oldies : John Holt, Gregory Isaac et même Simpleton, paix à son âme. Il y avait toujours du monde qui défilait. Le premier qu’on a vu c’est Ricky General et tout de suite il a réagit ! J’ai dit à Féfé : « Regarde, il bouge la tête sur le son ! » C’est quand même un kiff de voir les gars écouter. On a vu aussi New Kidz, Captain Barkay, WickerMan, Thriller U, Danny English, Tony Curtis, Reagan, Anthony Redrose, Chicken....

    Comment avez-vous fait vos choix de featurings ?
    Tiwony : A la base, nous étions partis pour faire un seul featuring. On voulait vraiment check des frères à notre niveau. On voulait quelque chose d’humain, une vraie vibe, pas un concept commercial. Il fallait qu’on sente que l’envie soit réciproque. C’est comme ça qu’on fonctionne et d’ailleurs c’est comme ça que des artistes comme Determine fonctionnent. Il nous a été présenté par Roy Francis. Il a capté notre vibe, entendu ce que l’on faisait, et c’est par rapport à cela qu’il a dit « banco ». Pour Future Troubles, la même ! Quand je suis venu la première fois, j’avais mis plein de stickers partout. Je lui montre : « Ouah ! Double Trouble ! » (rires). Il a écouté, fredonné, et il m’a dit : « Man, il faut qu’on fasse un truc ». Quand on a enregistré, c’était la première fois qu’il s’asseyait pour écrire un lyrics. Ca a donné le texte No Misleader. Et aussi des spéciales dubplates counteract ! Subionic, tu connais ? (rires). C’étaient de bonnes vibes ! Sketalina, c’est un breda de Féfé. C’est un morceau qui devait être posé à quatre, avec Masta, mais il était vraiment trop hardcore dans le slack. Nous sommes assez rigoureux à ce niveau là : on ne veut pas dire n’importe quoi. On a des enfants ! On veut vraiment rester « clean », même si on peut rentrer dans des délires un peu « fun ». On garde certaines limites, une certaine droiture.

    Alozade est venu avec le Chrome Riddim et nous l’a donné gracieusement, c’était vraiment la vibe ! Et puis dans l’album, il y a des musiciens comme Danny Axeman, Sly Dunbar, Paul B de Fat Eyes et Chester Walker du label Very Huge qui ont mixé. Il y a Skully Sims, du Jamaican All Stars, le premier artiste jamaïcain a avoir posé sa voix sur un 45t. Il nous a fait un petit cours d’histoire sur le reggae. C’est un percussionniste incontournable; il faisait les percus pour Peter Tosh notamment. Johnny « Dizzy » Moore, des Jamaican All Stars, nous a fait les trompettes et les filles de Earl Chinna Smith, Maria et Soulane, sont aux cœurs sur une bonne partie des morceaux reggae. Ce sont des connexions de Roy Francis, un peu ses amis. Il y aura un DVD, bientôt, en édition spéciale : « Pull Up TV », qui va retracer notre parcours en Jamaïque.

    Et au niveau des artistes locaux ?
    Tiwony : Oxmo est un frère que l’on connaît déjà depuis pas mal d’année. Il est très proche de l’équipe. Il nous a montré plein de trucs au niveau des petits rouages du business en France parce qu’il avait déjà un pied dans les Majors. Manu Key, c’est un peu la même famille : Oxmo, AP, Manu Key. Orly – Choisy – Vitry ! Ce sont des frères qui donnent une image assez forte du mouvement parce qu’ils ont du charisme, ils emmènent des trucs derrière eux. AP, Manu Key, ce sont des frères avec qui nous avons déjà collaboré et qui ont toujours manifesté l’envie de faire des choses avec Féfé. Ils sont bien branchés Sound System : ce sont des gars qui vont acheter leur 45t à Bluemoon ! Ils nous ont invité pour ''Zone Caraïbe'' - c’est un projet qui arrive en ce moment - et ça a donné la chanson Timal. On a trouvé que c’était un titre qui collait bien au concept de l’album. Il y a Straika, et mon père aussi, Vicky Edimo, pour un morceau auquel on tenait beaucoup. Cela faisait un moment que nous avions émis l’idée de faire un titre ensemble. On a été bosser dans son Zion, chez lui, à la campagne. Ca s’est vraiment fait dans une bonne osmose, et très vite en plus. Il y a également Original B, sélecteur de Blackwarrel et bassiste qui a fait le riddim de l’Eden C’est Là. Lasquez nous a fait deux titres : Nou Pani Tan A Ped et Maltraitance. Pour moi, c’est un peu le « Corleon local ». Il peut aussi bien te placer des trucs bien Dancehall et te surprendre avec du pur Roots. Big up également à Francky, « Mister Genius » ! Sinon, j’ai composé le morceau Yen Ki Sex et nous avons composé un morceau ensemble avec Patrice, Féfé et Sly : Revolution. Sur chaque titre, chacun a mis ses vibes. Il faut que le truc vive, que l’on sente que l’on a travaillé pour lui donné une couleur originale. Comme le Chrome, il y a des gens qui ne le reconnaissent même pas sur Pop It Off ! Francky a fait des arrangements bien originaux.

    Pourquoi avoir choisi ce titre d’album ?
    Tiwony : Par rapport à la situation actuelle. C’est une prise de position : là, on ne fait pas dans la demie-mesure. Que ce soit spirituellement ou musicalement, on a fait ce que nous voulions faire et nous n’avons pas fais la musique que l’on nous a dit de faire. Nous avons également voulu avoir un message dans lequel le peuple sente qu’il est aussi investi, qu’il est aussi un maillon de cette chaîne. Nous sommes juste un miroir pour eux. Il faut qu’ils sentent qu’eux aussi prennent part à cette révolution. Que ce ne soit pas juste un message pour danser, que ce soit un message pour passer à l’action, réfléchir… De la même façon que l’on écoute Bob Marley ou Tiken Jah Fakoly… Il faut une révolution au niveau des mœurs, prendre la parole que Dieu nous a envoyé, le plus simplement possible. Même si l’on sait que l’Homme est pécheur, que personne n’est parfait, il faut déjà se tenir à des valeurs simples et fondamentales : le partage, la charité , l’unité dans l’action… Il faut vraiment soutenir ces causes. Il est important aussi qu’il y ait une révolution à l’exemple d’hommes comme Martin Luther King : des révolutions pacifiques qui peuvent passer par la musique, par le sport… Il faut montrer que l’on peut s’établir sans forcément être des suiveurs et sans forcément être marginaux. On peut être un système dans le système, tout en respectant les lois qu’ils ont fait…

    Et pour les projets ? Vous allez continuez à bossez ensemble j'imagine ?
    Féfé : Effectivement ! Nos projets solos, c’est pas dans l’immédiat ! A part des mixtapes qui retraceront nos parcours respectifs. Tous les morceaux qu’on a fait avant et que les massives nous demandent souvent de ré-entendre.

    Tiwony : Et quelques inédits aussi 

    Féfé : Ca, ça sera les petits bonus tracks. C’est pour ceux qui veulent retrouver les anciens morceaux de Wony, comme Jah est à l’honneur ou les miens comme Il sauve ou Mumia… Pour les gens qui ont vraiment soif de retrouver ces anciennes productions.

    Et avec Blackwarrell ?
    Féfé : Bien sûr, toujours ! Maintenant, nous avons décidé de travailler uniquement par nos propres réseaux. Nous avons compris que le tout était de développer un circuit interne, si l’on peut dire. Créer une chaîne de contacts qui permette de faire un vrai circuit depuis la production, en passant par l’artistique et jusqu’à la fabrication, la presse. Nous ne pouvons pas compter sur les Majors et certaines maisons de productions parce qu’elles ne sont pas concernées par cette musique, ni par son avenir. Pour elles, c’est juste une source d’argent et dès que la source sera tarie - selon eux, parce que le reggae ne se tarira jamais - ils nous mettrons à l’écart. Nous savons très bien que nous devons rester un maximum indépendants. Des choses peuvent être intéressantes, mais nous préférons travailler et développer notre propre réseau de façon à ce qu’après, ces portes qui se seront peut-être ouvertes, ne soient plus fermées… C’est le problème quand tu travailles en Major, tu deviens un artiste isolé. Dès l’instant où tu as passé la porte d’une grosse maison de production, elle se referme derrière toi ! Tout ton possee, tout ton crew, tous ceux qui t’ont amené là, toute ta base, tu es obligé de les laisser derrière. Nous, nous voulons rester et travailler avec les gens qui font que l’album ''Révolution'' est aussi riche. C’est parce que l’on a cru en des gens qui sont restés fermes sur leurs positions malgré les temps difficiles. Et cela a créé un noyau de personnes qui se font confiance, qui se connaissent mieux musicalement et qui peuvent mieux s’aiguiller.

    Que pensez-vous du développement du mouvement local ? Quel peut-être son avenir ?
    Tiwony : Féfé et moi le remarquions : il n’y a pas beaucoup d’albums solos qui sortent au niveau de la scène locale. Mais ceux qui sortent sont de qualité : Jamadom, Straïka, Admiral T, Big Familly, Sir Samuel… Ce sont des albums biens étoffés. Avant, il n’y en avait qu’un ou deux : Raggasonic, Daddy Mory, les Neg Marrons... Maintenant tu te rends compte qu’il y a quand même un panel d’album biens travaillés, lourds ! Et il y a encore pas mal de chose à venir… Ce qui est d’autant plus rassurant, je dirais, c’est que pour la plupart des choses de qualité qui sortent, ne sont pas le produit des Majors. A deux ou trois artistes près… Cela donne l’exemple aux frères de prendre leur temps, de peaufiner leur boulot et d’étudier aussi. Le Reggae, le Dancehall, c’est une école, et ça passe par les sound systems. Les artistes qui suivent la scène des sound systems depuis longtemps commencent à éclore. Des gars comme Jamadom, comme Straika, Admiral T ! Même au niveau des Mixtapes : elles sont de plus en plus de qualité, quand tu écoutes ''Black Unite'', ''Dirty Wash'', ou ''Terrorist'' de Sam X et Saïk de Mortenol District, des petits jeunes hyper « opé » avec leur studio. Il y a aussi des compilations lourdes et d’autres qui arrivent avec des DJ issus de cette scène locale comme ''San Kombin'', ''Hold Up'', ''Killa Session'', celles de Mek it Happen, qui travaillent vraiment sur l’authenticité. C’est important de ne pas prendre une partie du mouvement et puis de le vulgariser n’importe comment. C’est comme si tu manquais de respect à tout le mouvement. Comme disais Shabba : « You better respect the older entertainer ! » Même des gars « slack » comme Shabba Ranks ont toujours tenu à marquer ce respect pour la fondation, pour la culture.


    Interview réalisée par Charlyman